À jour au 16 juillet 2026 — intègre la loi du 26 mai 2026

Modèle de règlement intérieur d'entreprise (PDF et Word)

En résumé : le modèle ci-dessous est un règlement intérieur type de 5 pages et 29 articles, conforme aux articles L.1311-1 à L.1322-4 du Code du travail. Il est téléchargeable gratuitement en PDF et en Word, sans inscription et sans e-mail. Depuis le 28 mai 2026, le dépôt au greffe des prud'hommes n'est plus exigé : il reste l'avis du CSE, la transmission à l'inspection du travail et la publicité auprès des salariés.

Gratuit, sans compte, sans e-mail à laisser. Le fichier part directement. Les passages entre crochets sont à compléter.

  • 5 pages
  • 29 articles numérotés
  • 5 chapitres
  • 15 encadrés d'annotation

Dernière mise à jour : . Chaque article du Code du travail cité a été vérifié sur Légifrance à cette date.

Ce qui a changé le 28 mai 2026 : plus de dépôt au greffe

Depuis le 28 mai 2026, le dépôt du règlement intérieur au greffe du conseil de prud'hommes n'est plus obligatoire. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a supprimé cette formalité de l'article L.1321-4. Restent obligatoires : l'avis du CSE, la transmission à l'inspection du travail et la publicité auprès des salariés.

Concrètement, la procédure passe de quatre étapes à trois. C'est la seule évolution de fond du règlement intérieur depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, et elle est récente au point que la quasi-totalité des modèles en circulation contiennent encore un article « Dépôt au greffe » — service-public.fr l'a annoncée le 27 mai 2026.

Une nuance que nous préférons dire. Le législateur a supprimé le dépôt, mais le décret d'application n'a pas encore été toiletté : les articles réglementaires R.1321-2 et R.1321-3 y font toujours référence. La loi prime sur le décret, donc l'absence de dépôt ne rend pas votre règlement inopposable. Notre avis, quand même : si votre règlement était déjà déposé, gardez le récépissé. Il ne sert plus à rien juridiquement, il coûte zéro à conserver, et il clôt le débat si un conseil de prud'hommes vous cherche des poux sur un règlement adopté avant mai 2026.

Transparence : notre propre générateur imprimait encore la ligne « déposé au greffe du conseil de prud'hommes » jusqu'au 16 juillet 2026. Nous l'avons corrigée en publiant cette page, en même temps que le modèle ci-dessous. Si vous avez généré un document chez nous avant cette date, supprimez cette ligne — elle est inutile, pas fautive.

Le modèle intégral, annoté article par article

Voici le texte complet du modèle, celui-là même que contiennent le PDF et le Word téléchargeables plus haut. Aucun concurrent ne publie son document : ils le décrivent, vous le téléchargez, vous découvrez. Autant le lire avant.

Les encadrés violets n'apparaissent pas dans les fichiers téléchargés — ce sont nos annotations. Sur 15 articles sensibles, elles donnent la base légale (avec le lien Légifrance vérifié le 16 juillet 2026), la raison d'être de la clause, et surtout ce que vous n'avez pas le droit d'y écrire. C'est là que les règlements se font retoquer.

À compléter par vos soins Annotation (hors document)

RÈGLEMENT INTÉRIEUR

[Raison sociale] — [forme juridique] au capital de [montant] €
Siège social : [adresse], [code postal] [ville] — SIRET : [n° SIRET]
Effectif à la date d'établissement : [nombre] salariés
Convention collective applicable : [intitulé + IDCC]

Préambule

Le présent règlement intérieur est établi en application des articles L.1311-1 à L.1322-4 et R.1321-1 à R.1321-5 du Code du travail. Il fixe exclusivement les mesures d'application de la réglementation en matière de santé et de sécurité, les règles générales et permanentes relatives à la discipline, la nature et l'échelle des sanctions, ainsi que les dispositions relatives aux droits de la défense des salariés, au harcèlement moral et sexuel, aux agissements sexistes et à la protection des lanceurs d'alerte.

Toute clause étrangère à ces domaines est réputée non écrite. Le présent règlement ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché (article L.1321-3 du Code du travail).

Chapitre I — Dispositions générales

Article 1 — Champ d'application

Le présent règlement intérieur s'applique à l'ensemble du personnel de l'entreprise, quels que soient la nature du contrat de travail, la qualification, l'ancienneté et le lieu d'exécution du travail. Il s'applique également, dans les locaux de l'entreprise, aux salariés d'entreprises extérieures, aux intérimaires et aux stagiaires, pour les dispositions relatives à la santé, à la sécurité et à la discipline.

[Le cas échéant : préciser les établissements concernés — un établissement distinct de 50 salariés et plus doit disposer de son propre règlement intérieur.]

Article 2 — Entrée en vigueur

Le présent règlement intérieur entre en vigueur le [date], soit un mois au moins après l'accomplissement des formalités de publicité prévues au chapitre V. Il est établi pour une durée indéterminée.

Article 3 — Modification

Toute modification ou tout retrait d'une clause du présent règlement est soumis aux mêmes formalités que son établissement : consultation du comité social et économique, communication à l'inspection du travail accompagnée de l'avis du comité, et mesures de publicité (article L.1321-4, dernier alinéa, du Code du travail). Les notes de service portant prescription générale et permanente dans les matières couvertes par le règlement intérieur en constituent des adjonctions et suivent le même régime.

Chapitre II — Hygiène et sécurité

Article 4 — Règles générales

Chaque salarié doit prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail (article L.4122-1 du Code du travail). Il est tenu de respecter les consignes de sécurité affichées dans l'entreprise et les instructions données par l'employeur ou son représentant.

Article 5 — Équipements de protection individuelle

Les équipements de protection individuelle sont fournis gratuitement par l'entreprise. Leur port est obligatoire dans les zones et pour les tâches indiquées ci-après. Leur détérioration ou leur perte doit être signalée immédiatement au responsable hiérarchique en vue de leur remplacement.

[Lister les EPI et les postes/zones concernés : casque, chaussures de sécurité, gants, protections auditives, lunettes, masque, vêtements de travail…]

Article 6 — Interdiction de fumer et de vapoter

Il est interdit de fumer dans tous les lieux fermés et couverts affectés à un usage collectif (article R.3512-2 du Code de la santé publique). Il est également interdit de vapoter dans les locaux recevant des postes de travail, fermés et couverts, à usage collectif (article L.3513-6 du même code).

[Le cas échéant : indiquer l'emplacement des zones fumeurs extérieures autorisées.]

Article 7 — Alcool et substances illicites

Il est interdit d'introduire ou de consommer des substances illicites dans l'entreprise, ainsi que d'y pénétrer ou d'y demeurer en état d'ébriété ou sous l'emprise de telles substances. Aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n'est autorisée sur le lieu de travail (article R.4228-20 du Code du travail).

[Postes à risque pour lesquels un contrôle d'alcoolémie par éthylotest est prévu : lister limitativement les postes concernés (conduite, machines dangereuses, travail en hauteur, électricité…), préciser les modalités et le droit du salarié de demander une contre-expertise et l'assistance d'un tiers. Une interdiction totale d'alcool ou un contrôle généralisé à tous les salariés est disproportionné et sera écarté.]

Article 8 — Incendie et évacuation

Les consignes d'incendie et le plan d'évacuation sont affichés dans chaque local. Chaque salarié doit en prendre connaissance et participer aux exercices d'évacuation organisés au moins tous les six mois. Il est interdit de neutraliser un dispositif de sécurité, d'obstruer une issue de secours ou de déplacer un extincteur sans motif.

Article 9 — Signalement des dangers et droit de retrait

Tout salarié doit alerter immédiatement l'employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, ainsi que de toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer de cette situation. Aucune sanction ni retenue de salaire ne peut être prise à l'encontre d'un salarié ayant exercé ce droit de bonne foi (articles L.4131-1 et L.4131-3 du Code du travail).

Article 10 — Accidents et premiers secours

Tout accident, même bénin, survenu au cours du travail ou du trajet doit être signalé immédiatement au responsable hiérarchique et, au plus tard, dans les 24 heures. Le matériel de premiers secours est situé aux emplacements indiqués ci-après. Les salariés formés au secourisme sont identifiés par voie d'affichage.

[Emplacement des trousses de secours, noms des sauveteurs secouristes du travail, numéros d'urgence internes.]

Article 11 — Suivi médical

Les salariés sont tenus de se soumettre aux visites et examens médicaux organisés par le service de prévention et de santé au travail. Le temps passé à ces visites est rémunéré comme temps de travail effectif.

Chapitre III — Discipline

Article 12 — Horaires de travail

Les horaires de travail sont fixés par la direction et portés à la connaissance du personnel par voie d'affichage. Chaque salarié doit respecter l'horaire qui lui est applicable et se conformer aux modalités d'enregistrement du temps de travail en vigueur dans l'entreprise.

[Horaires collectifs ou modalités d'organisation applicables — à préciser, ou renvoyer à l'affichage.]

Article 13 — Absences et retards

Toute absence doit être justifiée. Sauf cas de force majeure, le salarié informe l'employeur dans les meilleurs délais et transmet un justificatif dans les 48 heures. Les retards répétés et non justifiés peuvent faire l'objet d'une sanction disciplinaire. Toute absence pour maladie donne lieu à l'envoi d'un arrêt de travail dans les 48 heures.

Article 14 — Accès aux locaux

Le salarié n'a accès aux locaux de l'entreprise que pour l'exécution de son contrat de travail. Il ne peut y introduire de personnes étrangères à l'entreprise sans autorisation, sauf exercice du droit syndical et des mandats représentatifs. Il ne peut y demeurer en dehors de ses heures de travail sans motif légitime.

Article 15 — Usage du matériel et des outils informatiques

Le matériel confié au salarié est destiné à un usage professionnel. Un usage privé résiduel des outils informatiques et de la messagerie est toléré, à condition qu'il demeure raisonnable et qu'il ne porte atteinte ni à la sécurité des systèmes ni à la bonne marche de l'entreprise. Les fichiers et messages identifiés par le salarié comme personnels ne peuvent être consultés par l'employeur qu'en présence de l'intéressé ou celui-ci dûment appelé.

[Le cas échéant : renvoyer à la charte informatique annexée. Une charte annexée au règlement intérieur n'est opposable que si elle a suivi les mêmes formalités de dépôt.]

Article 16 — Tenue et comportement

Le salarié adopte une tenue et un comportement conformes aux exigences de sécurité, d'hygiène et de bon fonctionnement de l'entreprise, et respectueux d'autrui.

[Toute prescription vestimentaire doit être justifiée par la nature de la tâche (sécurité, hygiène, contact clientèle) et proportionnée. Une clause de neutralité restreignant la manifestation des convictions ne peut viser que les salariés en contact avec la clientèle et doit être générale et indifférenciée (article L.1321-2-1).]

Article 17 — Nature et échelle des sanctions

Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré comme fautif (article L.1331-1). Les sanctions applicables dans l'entreprise sont, par ordre de gravité croissante :

1. Avertissement écrit — rappel à l'ordre notifié par écrit, sans incidence sur la présence, la fonction ou la rémunération.

2. Blâme — reproche écrit versé au dossier du salarié.

3. Mise à pied disciplinaire — suspension temporaire du contrat et de la rémunération, d'une durée maximale de [nombre] jours ouvrés. Cette durée maximale doit impérativement figurer au règlement, à défaut la sanction est inopposable.

4. Rétrogradation — affectation à un poste de qualification inférieure. Emportant modification du contrat de travail, elle requiert l'accord écrit du salarié.

5. Mutation disciplinaire — changement de lieu ou de service. Si elle modifie le contrat, elle requiert l'accord du salarié.

6. Licenciement pour faute — pour faute simple, grave ou lourde selon la gravité des faits.

Les amendes et autres sanctions pécuniaires sont interdites (article L.1331-2 du Code du travail). Aucun fait fautif ne peut donner lieu à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance (article L.1332-4). Une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.

Article 18 — Procédure disciplinaire

Toute sanction, à l'exception de l'avertissement sans incidence sur la présence, la fonction, la carrière ou la rémunération, est précédée d'un entretien préalable. Le salarié est convoqué par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge, précisant l'objet, la date, l'heure et le lieu de l'entretien ainsi que la possibilité de se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise. La sanction ne peut intervenir moins de deux jours ouvrables ni plus d'un mois après le jour fixé pour l'entretien. Elle est motivée et notifiée par écrit.

Article 19 — Droits de la défense

Le salarié a le droit d'être informé des griefs retenus contre lui, de présenter ses explications lors de l'entretien préalable et d'être assisté au cours de celui-ci. Ces garanties sont d'ordre public et ne peuvent être restreintes.

Chapitre IV — Harcèlement, agissements sexistes et discrimination

Article 20 — Harcèlement moral

Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (article L.1152-1). Tout salarié ayant procédé à de tels agissements est passible d'une sanction disciplinaire.

Article 21 — Harcèlement sexuel et agissements sexistes

Aucun salarié ne doit subir de faits de harcèlement sexuel, constitués par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante (article L.1153-1). Nul ne doit subir d'agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant (article L.1142-2-1).

Article 22 — Discrimination

Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement, sanctionnée ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, en raison de l'un des motifs énumérés à l'article L.1132-1 du Code du travail.

Article 23 — Référents

Un référent chargé d'orienter, d'informer et d'accompagner les salariés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes est désigné par l'employeur dans les entreprises d'au moins 250 salariés. Le comité social et économique désigne parmi ses membres un référent en la matière, quel que soit l'effectif.

[Référent employeur : nom, fonction, contact — obligatoire à partir de 250 salariés.]
[Référent CSE : nom, contact.]

Article 24 — Procédure de signalement

Tout salarié s'estimant victime ou témoin de faits de harcèlement, d'agissements sexistes ou de discrimination peut les signaler à son responsable hiérarchique, à la direction, aux référents mentionnés à l'article 23, à un membre du comité social et économique, au service de prévention et de santé au travail ou à l'inspection du travail. Tout signalement fait l'objet d'une enquête menée par l'employeur, en association avec le comité social et économique.

Article 25 — Protection des lanceurs d'alerte

Aucun salarié ne peut faire l'objet d'une mesure défavorable pour avoir signalé ou divulgué, de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général, ou une violation du droit, dans les conditions prévues par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 modifiée par la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 (articles L.1121-2 et L.1132-3-3 du Code du travail).

Chapitre V — Publicité et entrée en vigueur

Article 26 — Consultation du comité social et économique

Le présent règlement intérieur a été soumis pour avis au comité social et économique lors de la réunion du ______________, conformément au premier alinéa de l'article L.1321-4 du Code du travail. L'avis rendu est annexé au présent document. Cet avis est consultatif : l'employeur n'est pas tenu de le suivre, mais l'absence de consultation rend le règlement inopposable aux salariés.

Article 27 — Communication à l'inspection du travail

Il a été communiqué en deux exemplaires à l'inspecteur du travail le ______________, accompagné de l'avis du comité social et économique (articles L.1321-4 et R.1321-4 du Code du travail). L'inspecteur du travail peut à tout moment exiger le retrait ou la modification des clauses non conformes.

Article 28 — Publicité

Il est porté, par tout moyen, à la connaissance des personnes ayant accès aux lieux de travail et aux locaux où se fait l'embauche (article R.1321-1 du Code du travail, dans sa rédaction issue du décret n° 2016-1417 du 20 octobre 2016). Modalité retenue dans l'entreprise : ______________ (affichage, intranet, remise individuelle contre décharge…).

Article 29 — Date d'entrée en vigueur

Le présent règlement intérieur entre en vigueur le ______________, soit un mois au moins après l'accomplissement des formalités de publicité prévues à l'article 28 (article L.1321-4, deuxième alinéa).

[Depuis le 28 mai 2026, le dépôt au greffe du conseil de prud'hommes n'est plus exigé : la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique (art. 5) a supprimé cette formalité de l'article L.1321-4. Les articles réglementaires R.1321-2 et R.1321-3 y font encore référence : le décret de toilettage n'est pas paru à la date de ce modèle. La loi primant sur le décret, le dépôt n'est plus une condition d'opposabilité — mais si votre règlement a été élaboré avant cette date, conservez la preuve du dépôt effectué.]

Fait à ______________, le ______________

[Prénom NOM]
[Fonction du représentant légal]
Signature et cachet de l'entreprise

Ce modèle est volontairement générique. Il est fait pour être adapté : votre convention collective, votre secteur, vos horaires, vos postes à risque. Si vous préférez répondre à un formulaire et récupérer un document déjà rempli à votre nom, notre générateur le fait — la prévisualisation est gratuite, le téléchargement démarre à 4,90 €.

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Clauses obligatoires et clauses interdites

Un règlement intérieur ne peut traiter que trois domaines : santé et sécurité, discipline, droits de la défense — plus les mentions relatives au harcèlement, aux agissements sexistes et aux lanceurs d'alerte. Toute clause étrangère à ces domaines est réputée non écrite (article L.1321-1). C'est un document à contenu limité, pas un vide-poches réglementaire.

Ce que le règlement intérieur doit contenir, et ce qu'il ne peut pas contenir
Obligatoire Base légale Interdit Ce qui se passe
Mesures d'application de la réglementation santé et sécurité L.1321-1 Amendes, retenues sur salaire à titre de sanction Clause nulle, et 3 750 € d'amende pour l'employeur qui l'applique (L.1334-1)
Nature et échelle des sanctions disciplinaires L.1331-1 Clauses discriminatoires (origine, sexe, âge, convictions, état de santé…) Réputée non écrite ; retrait exigé par l'inspection du travail
Durée maximale de la mise à pied disciplinaire Jurisprudence constante Restrictions aux libertés non justifiées ni proportionnées Sanction fondée dessus annulable aux prud'hommes
Droits de la défense du salarié L.1332-2 Clauses contraires à la convention collective applicable Réputée non écrite
Harcèlement moral, sexuel, agissements sexistes L.1152-1 Clause de neutralité générale visant tout le personnel Ne peut viser que les salariés en contact avec la clientèle (L.1321-2-1)
Dispositif de protection des lanceurs d'alerte Loi du 2 août 2021 Fouille systématique des sacs, contrôle d'alcoolémie généralisé Retrait exigé : disproportionné au but recherché (L.1321-3)

L'inspecteur du travail peut à tout moment exiger le retrait ou la modification d'une clause non conforme (article L.1321-3). Il n'y a pas de prescription. Un règlement validé en 2014 peut être attaqué aujourd'hui.

L'échelle des sanctions : que pouvez-vous vraiment infliger ?

Vous ne pouvez prononcer que les sanctions qui figurent dans votre règlement intérieur. Une sanction absente de l'échelle est annulable, même si la faute est établie. C'est la raison la plus concrète d'avoir un règlement : sans lui, votre pouvoir disciplinaire se limite à l'observation verbale et au licenciement.

Échelle graduée type, du plus léger au plus lourd
Niveau Sanction Effet Entretien préalable Accord du salarié
1Avertissement écritAucun effet sur poste ni salaireNonNon
2BlâmeVersé au dossierOuiNon
3Mise à pied disciplinaireContrat et salaire suspendusOuiNon
4RétrogradationQualification inférieureOuiOui, par écrit
5Mutation disciplinaireChangement de lieu ou de serviceOuiSi le contrat est modifié
6Licenciement pour fauteRupture du contratOuiNon
Amende, retenue sur salaireInterdit — article L.1331-2. 3 750 € d'amende pour l'employeur.

Les trois délais qui font annuler les sanctions

La procédure se joue sur un calendrier étroit. Sur ces trois délais, celui qu'on rate le plus souvent est le premier, parce qu'on découvre les faits, on temporise, on convoque « quand ce sera calmé ». Deux mois plus tard, c'est trop tard.

  1. 2 mois maximum entre le jour où vous avez connaissance de la faute et l'engagement des poursuites (convocation à l'entretien). Passé ce délai, la faute est prescrite (article L.1332-4).
  2. 5 jours ouvrables minimum entre la réception de la convocation et l'entretien préalable, lorsque la sanction envisagée est un licenciement.
  3. 2 jours ouvrables minimum et 1 mois maximum entre l'entretien et la notification de la sanction (article L.1332-2). Notifier le jour même est une cause d'annulation classique.

Êtes-vous concerné ? Le seuil de 50 salariés en pratique

Le règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises et établissements d'au moins 50 salariés (article L.1311-2). L'obligation ne se déclenche qu'après que le seuil a été atteint pendant 12 mois consécutifs, et vous disposez ensuite de 12 mois pour établir le document. Au total, environ deux ans entre le franchissement réel et la sanction possible.

Le piège n'est pas le délai, c'est le comptage. L'effectif n'est pas votre nombre de contrats. Il se calcule selon l'article L.1111-2 du Code du travail :

Comment chaque salarié compte dans l'effectif
Type de contratCompte pourExemple
CDI à temps plein1 unité30 CDI = 30
Temps partielAu prorata de la durée du travailUn 28h/35h = 0,8
CDD, intérim, mise à dispositionAu prorata du temps de présence sur les 12 derniers moisUn CDD de 6 mois à temps plein = 0,5
CDD de remplacement d'un absentExcluUn CDD qui remplace un congé maternité = 0
Apprentis, contrats de professionnalisationExclus4 apprentis = 0

Une entreprise de 54 contrats peut donc être à 47,3 en effectif calculé, et n'avoir aucune obligation. L'inverse existe aussi. Faites le calcul avant de conclure.

Que risque-t-on sans règlement intérieur ?

L'absence de règlement intérieur dans une entreprise qui y est tenue est une contravention de 4e classe, soit 750 € d'amende (article R.1323-1), applicable autant de fois qu'il y a de salariés concernés. Mais l'amende n'est pas le vrai sujet.

Le vrai sujet, c'est que sans règlement intérieur, vous ne pouvez prononcer aucune sanction disciplinaire autre qu'un licenciement. Pas d'avertissement opposable, pas de mise à pied. Le jour où un salarié conteste, la sanction tombe faute de base. C'est ce qui amène la plupart des entreprises de moins de 50 salariés à en établir un volontairement — elles n'y sont pas obligées, mais elles veulent pouvoir sanctionner. Dans ce cas, mêmes règles de forme et de fond, mêmes formalités.

Après le téléchargement : les 3 formalités qui rendent le règlement opposable

Un règlement intérieur téléchargé, complété et signé ne vaut rien tant que trois formalités ne sont pas accomplies : l'avis du CSE, la transmission à l'inspection du travail avec cet avis, et la publicité auprès des salariés. Il entre en vigueur un mois au moins après la publicité. Avant cette date, il est inopposable et toute sanction fondée sur lui est annulable.

C'est l'étape que tout le monde escamote. Le document est le plus facile ; la chaîne d'après est là où ça casse. Voici la séquence, dans l'ordre, avec les dates à tenir.

  1. J

    Consultation du CSE

    Vous inscrivez le projet de règlement à l'ordre du jour, vous le communiquez aux membres, et le CSE rend un avis. Cet avis est consultatif : vous n'êtes pas tenu de le suivre. En revanche, son absence rend le règlement inopposable. Ce qui compte, c'est la preuve de la consultation, c'est-à-dire le procès-verbal de réunion — pas l'accord du CSE.

    Article L.1321-4, alinéa 1. Pas de CSE dans l'entreprise ? La formalité tombe, mais conservez le procès-verbal de carence.

  2. J + 1

    Transmission à l'inspection du travail

    Deux exemplaires du règlement, accompagnés de l'avis du CSE, à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement. À faire en même temps que les mesures de publicité, pas avant. Sans l'avis du CSE joint, le dossier est renvoyé et le délai d'un mois ne commence pas à courir.

    Articles L.1321-4 alinéa 3 et R.1321-4.

  3. J + 1

    Publicité auprès des salariés

    Le règlement est porté « par tout moyen » à la connaissance des personnes qui ont accès aux lieux de travail et aux locaux où se fait l'embauche. Affichage, intranet, remise individuelle contre décharge : au choix. Depuis le décret du 20 octobre 2016, l'affichage physique n'est plus imposé — la formule « affiché à une place convenable et aisément accessible » que vous croiserez partout est l'ancienne rédaction.

    Article R.1321-1. Gardez une trace datée : c'est elle qui fait courir le mois.

  4. J + 1 mois

    Entrée en vigueur

    La date d'entrée en vigueur doit être inscrite dans le règlement lui-même et être postérieure d'un mois au moins à l'accomplissement des formalités de publicité. À partir de cette date seulement, vos sanctions ont une base. Datez précisément, ne mettez pas « à compter de sa signature ».

    Article L.1321-4, alinéa 2.

Ne cherchez plus la quatrième étape. Le dépôt au greffe du conseil de prud'hommes figurait dans toutes les procédures jusqu'au 27 mai 2026. Il a été supprimé par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026. Si un modèle ou un article vous le demande encore, il n'a pas été mis à jour depuis mai 2026 — ce qui est aussi un bon indicateur de la fraîcheur du reste de sa page.

Questions fréquentes sur le modèle de règlement intérieur

Oui. Le PDF et le Word se téléchargent depuis cette page sans compte, sans e-mail et sans contrepartie. C'est un modèle type vierge, à compléter vous-même. Ce que nous vendons, c'est le document déjà rempli à votre nom, adapté à votre secteur et à votre effectif, généré à partir d'un formulaire : la prévisualisation est gratuite, le téléchargement coûte 4,90 € en PDF ou 9,90 € pour le pack PDF + Word modifiable.

Il est obligatoire dans les entreprises et établissements d'au moins 50 salariés (article L.1311-2 du Code du travail), après que ce seuil a été atteint pendant 12 mois consécutifs, avec 12 mois supplémentaires pour l'établir. En dessous de 50 salariés, il est facultatif — mais sans règlement, aucune sanction disciplinaire autre que le licenciement n'est possible.

Non, plus depuis le 28 mai 2026. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a supprimé cette formalité de l'article L.1321-4 du Code du travail. Il reste trois obligations : l'avis du CSE, la transmission en deux exemplaires à l'inspection du travail accompagnée de cet avis, et la publicité auprès des salariés par tout moyen.

L'employeur seul le rédige : c'est un acte unilatéral, pas une négociation. Le CSE doit être consulté et rend un avis, mais cet avis est consultatif et l'employeur n'est pas tenu de le suivre. En revanche, l'absence de consultation rend le règlement inopposable aux salariés, donc inutilisable pour sanctionner.

Toute modification ou retrait d'une clause suit exactement les mêmes formalités que l'établissement initial : avis du CSE, transmission à l'inspection du travail avec l'avis, publicité, puis entrée en vigueur un mois après (article L.1321-4, dernier alinéa). Attention aux notes de service : dès qu'elles portent une prescription générale et permanente sur la discipline, l'hygiène ou la sécurité, ce sont des adjonctions au règlement et elles suivent le même parcours.

Non. Le règlement intérieur est un acte réglementaire de droit privé, pas un contrat : il s'impose à tous les salariés, y compris ceux embauchés après son entrée en vigueur, sans signature ni avenant. Faire signer un exemplaire ne nuit pas et constitue une preuve commode de la publicité, mais un salarié qui refuse de signer y est tout autant soumis.

Le socle est commun à tous les secteurs, et le modèle couvre ce socle. Restent à adapter : les équipements de protection de l'article 5, les postes soumis à contrôle d'alcoolémie de l'article 7, et les règles d'hygiène de l'article 4 — un atelier de mécanique, un restaurant et un cabinet comptable n'y mettront pas la même chose. Vérifiez aussi votre convention collective : elle peut imposer des dispositions que le règlement ne peut pas contredire.

Aller plus loin

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